C'est un jour ordinaire, dont je connais déja le cours, qui commence .
Je me leve jour aprés jour à 7h sachant que je ne me suis endormi que 2h avant.
Mes gestes sont automatiques et répétitif, je ne suis qu'un automate.
La tête vide, le visage inexpressif , je pars vers mon calvaire journalier.
Mon calvaire, mon lycée ce lieu où même les profs me considèrent comme une skizophrene.
Peut être est ce la vérité? M'as t'on percé a jour? Mademoiselle Sarah serait elle une folle échappée d'un asile ?
Je n'en sait rien moi même, je me mens, je me cache derriere des masques
Pour Faire croire aux autres que tout va bien dans le meilleur des mondes,
C'est un devoir quotidien, un costume qu'il faut mettre pour un role qui ne sert a rien
Les cours me fatiguent, m'ennuis, m'insupportent, je veux sortir d'ici
Mais j'ai un role a tenir, alors je reste, je suis sans suivre, j'apprend sans apprendre
C'est le poids d'un parcours de galere que je suis obliger de faire
Parce qu'on a pas le choix il faut continuer tout droit
La fin des cours est enfin là!
Je vais pouvoir enfin respirer, être moi même!
Je ne veux qu'une seule chose, retourné dans le cocon que forme ma chambre
Et enfin pouvoir retourné dans les mondes alternatifs que je visite à chaque nouvelle histoire que je commence
Je me noie dans l'histoire de ces personnages à la vie pleine de rebondissement, pour oublier la mienne qui n'est faite que de perte.
Ma porte grince, une ombre pénetre dans ma chambre
Je sais que c'est lui, pourtant je ne m'attendais pas à le voir de si tôt
Ses yeux amethyste brillent dans le noir, son visage apparait peu à peu à la faible lumière de mon écran d'ordinateur
Marius me sourit de ce sourire indéchiffrable, inexpliquable, faisant apparaitre ses blanches canines
Mes yeux se fixent dans les siens. Il m'a plusieurs fois proposé, en riant, de le rejoindre
Sans vraiment réfléchir, je penche la tête, lui offrant ma gorge.
Ses yeux se plissent. Il veut être sûre. Je ferme les miens en signe d'autorisation.
Je sens qu'il se penche. Bientôt son souffle glacé caresse mon cou. De sa voix grave et onctueuse il me murmure :
« Ça va faire mal. »
Mais je m'en moque.
D'un coup ses canines s'enfoncent dans ma peau fragile. Mon sang coule dans sa gorge. Je le sens quitter peu à peu mon corps.
Des images surgissent dans ma tête. Elles sont de plus en plus anciennes, pleines de sang, de morts, de noir, de nuit.
Ce sont ses souvenirs. Ils m'envahissent alors que je m'affaiblis.
Plus mon sang me déserte plus la douleur et le plaisir le remplacent
Tout devient noir. Tout devient lourd.
Mes yeux se ferment. Je sombre.
Finalement je n'avais pas assez dormi.
Texte écrit par moi-même
S'inspirant de fait réel...enfin...presque